Roberts Gallery Blog

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Discussing the Muse and other ways to invent art

People often ask me about the creative process, about my work, plein-air sketches and studio paintings. There are many answers to that question. Almost as many as there are works since they all come about somehow through a different mental process.

Few people have seen my sketches. Ink or pencil and watercolor sketches that contribute a great deal to my inspiration. Travelling in Provence, Italy, England or in the state of Maine, I spend a lot of time sketching. I am married to an understanding woman who can keep busy with other things while I sit and draw. Sketching is learning. Learning about places and people. It helps one feel at home anywhere. So much for travel anxiety!
Sketching brings fresh ideas to the studio inventions I design on canvas in my studio. I use the word inventions because the studio work comes from the mind as the sketches come from observation. I never copy a sketch in acrylics. But I do go back to the sketchbooks and leaf through past experiences. Sketches tell me a lot more to work from than would a photo because of the things that happen around me when I’m sketching that come to mind leafing the sketchbook. Most of my paintings would never happen without the field research.
As an example, today, I created a painting over another I had erased with gesso yesterday, after hours of frustration and rage. And what came to my brush was a bunch of peonies I saw in St-Rémy-de-Provence flower market last spring. Peonies almost as wonderful to look at as the young woman who sold them.
Paintings come from the heart. Sketches come from the subject the artist observes in bright sunlight somewhere overlooking the Mediterranean or sitting in a small provençal shaded garden. Every painting, as I have said before, tells much more about the artist that it does about the subject depicted. The concept comes in mysterious ways. So mysterious that it gave birth to the notion of Muse. A fleeting woman who whispers the idea to the artist and disappears. Forever unknown, untouched as light sweeping the landscape for a moment on a cloudy day.
That mysterious whisper is the essence. Maybe you have to be an artist to grasp that. And maybe not.

– Claude A. Simard
August 16, 2012

Entre le croquis sur le motif et la création finale

On me demande souvent comment se passe le processus de création d’une de mes toiles. Question complexe puisque la réponse n’est pas nécessairement toujours la même.

Parlons d’abord de mes croquis que peu de personnes ont vus et qui représentent un aspect de mon travail de création. Il est certain que les croquis de contribuent une part importante à mon inspiration. En Provence, en Italie, en Angleterre ou dans le Maine, je dessine tout le temps. Cette manière de passer le temps influence nécessairement les toiles que j’inventerai en atelier plus tard. Remarquez le mot inventer. Quand j’invente une toile, je ne reproduis pas un sketch fait précédemment. Ça serait bien trop monotone de redire. Mais il est vrai que je consulte régulièrement les carnets de croquis et qu’ils allument des concepts qui ne seraient pas possibles si je ne faisais pas l’exercice du croquis.
J’ai souvent dit que faire un sketch, c’est apprendre le sujet. Une fois appris, l’objet, le paysage, la personne dessinés s’ajoutent à ma banque d’idées. Ils deviennent de l’acquis. Ils sont disponibles dans ma mémoire pour usage dans une éventuelle création, composition.
Aujourd’hui, by example, je me suis remis à une toile à moitié blanchie hier par désespoir ou rage. Et ce qui m’est venu au bout du pinceau, c’est un bouquet de pivoines que j’ai vu à St-Rémy le printemps dernier. Qu’elles étaient belles ces pivoines! Belle comme fille en pleine jeunesse.
Dans l’atelier, j’invente le propos de l’oeuvre, alors que sur le motif je dessine à peu près ce que je vois. L’impression de ce que je vois. Je triche bien sur. je triche. Même dans les croquis je sublime un peu la réalité qui peut être si ennuyeuse. Le croquis vient principalement de l’observation alors que le tableau d’atelier vient de l’âme. Chaque toile raconte qui je suis. Elle vient de mon passé et de mon aujourd’hui. D’une femme rencontrée par hasard, si belle qu’on en fait la Provence. Peut-être faut-il être un artiste pour comprendre cela. Et peut-être pas…

– Claude A. Simard